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Sur la Franc-Maçonnerie...

Les propos que je pourrais tenir ici sur la Franc-Maçonnerie n'engagent que moi et en aucun cas les Frères et Soeurs, membres de notre Ordre.
Samedi 3 mai 2008

Mozart / Christian Jacq. -

Pocket. –

 

  1. Le grand magicien
  2. Le fils de la lumière
  3. Le frère du feu
  4. L’aimé d’Isis

 

Deuxième moitié du 18e siècle, en Egypte.  Le Père Hermès, supérieur d’un monastère égyptien, envoie son dernier disciple, Thamos, versé dans les sciences alchimiques et dernier dépositaire des secrets initiatiques de l’antique sagesse, à la recherche du Grand Magicien, qui seul peut redonner vie aux Mystères d’Isis et d’Osiris. 

 

Thamos découvre ce Grand Magicien dans la personne d’un jeune génie musical, un certain Wolfgang Gottlieb Mozart.  Le moyen pour encadrer cette nouvelle incarnation est tout trouvé : un jeune confrérie dont les membres semblent avoir oublié les racines profondément enfoncées dans les rives du Nil, la Franc-Maçonnerie.

 

*

*    *

 

Sortie lors du 250e anniversaire de la naissance de Mozart et tout juste publiée en poche, cette série regroupe les trois thèmes favoris de Christian Jacq : l’Egypte, Mozart et la Franc-Maçonnerie.

 

Cet ouvrage est à la fois très intéressant et très agaçant. 

 

Très intéressant car outre que c’est une biographie bien documentée de Mozart, il nous brosse également un portrait, parfois grinçant, de la Franc-Maçonnerie continentale de l’époque, oscillant entre le club à l’Anglaise et le mouvement ésotérique. 

 

Très agaçant car l’égyptomanie de l’auteur le pousse a donner à tout et n’importe quoi une origine égyptienne (son analyse des opéras de Mozart est parfois à la limite du ridicule).

 

Au final, de bons romans mais long, trop long, au point que j’ai été content de fermer le dernier tome.
par Stéphane
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Vendredi 2 mai 2008

J’ai assisté, mardi 29 avril dernier, à Mouscron, petite ville belge à deux pas de la frontière française, à une conférence donnée par Marcel Bolle de Bal intitulée « Un laïque à la Belge, franc-maçon, athée et spiritualiste ».  

Avant tout, pour ceux qui ne connaîtraient pas Marcel Bolle de Bal, en voici une courte biographie que j’emprunte au blog maçonnique :

 

« Né à Schaerbeek, le 29 juillet 1930, Marcel Bolle de Bal est docteur en droit (Université Libre de Bruxelles), licencié en sciences économiques et financières (ULB), diplômé en Industrial Relations (Université de Chicago).

 

Professeur émérite de l'Université Libre de Bruxelles (sociologie et psychosociologie), il a présidé le Collège scientifique de l'Institut de Sociologie (ULB) et la Faculté des Sciences Psychologiques et Pédagogiques.

 

Président d'honneur de l'Association Internationale des Sociologues de Langue Française, il est également professeur visiteur aux Universités de Genève, Paris-Dauphine, Toulouse-le-Mirail et Fribourg (Suisse).

 

Marcel Bolle de Bal a rédigé 18 livres comme auteur unique, en a écrit 5 en collaboration, en a édité 5 autres et à plus de 200 articles à son actif.  Ses derniers livres ont porté sur des questions maçonniques et philosophiques. »

 


Revenons-en à la Conférence de ce mardi.  Après les présentations et politesses d’usage, nous entrons dans le vif du sujet.

 

MBdB se présente avant tout comme un « laïque à la Belge ».  Cette expression recouvre une réalité propre à la Belgique où la Laïcité est à la fois philosophique et communautariste.  Il se définit également comme un agnostique (= qui ne sait pas), ou mieux encore, comme un athée chrétien, « athée » au sens philosophique et « chrétien » au sens sociologique.

 

Il tente de mettre en place, à l’opposé d’un Michel Onfray, un athéisme constructeur.  C’est d’ailleurs là l’objet de son livre récemment paru, « Au-delà de Dieu : Profession de foi d’un athée lucide et serein ».  Il ne cherche ni a réécrire une bible, ni a créer un texte sacré.

 

MBdB définit son athéisme en sept points, soulignant l’ambivalence (et non l’ambiguïté) de certains propos :

1.       Il est à la fois matérialiste et spiritualiste.  S’il reconnait objectivement le prima de la matière sur l’esprit, subjectivement, il affirme la primauté de l’esprit sur la matière

2.       Il est à la fois rationaliste et spiritualiste.

3.       Il est à la fois humaniste et transcendant.

4.       Il est personnaliste, mettant au centre des préoccupations non pas l’individu mais bien la personne (= l’individu relié aux autres).

5.       Il est lucide et joyeux, car il faut jouir du présent sans nostalgie du passé et sans peur de l’avenir.

6.       Il est éthique.

7.       Il est serein face à la fin supposée dernière.

 

Pour MBdB, l’athéisme est un stade avancé de l’évolution de l’Humanité, tant d’un point de vue collectif (suppression de tensions interconfessionnelles) qu’individuel (acceptation de la finitude).  Néanmoins, il doute que cela ne devienne un jour un mouvement collectif porteur car, face à l’angoisse de la mort, la religiosité prend souvent le pas.

 

Pour terminer sa conférence, MBdB a dit quelques mots sur la Franc-Maçonnerie.  Elle est pour lui une « Porte du Devenir » (c’est d’ailleurs le tire d’un de ses livres), un « laboratoire de Reliance » qui recrée des liens détruits.  Les trois degrés y préparent d’ailleurs le Maçon : l’Apprenti recrée les liens avec lui-même, le Compagnon, avec ses semblables, le Maître, avec le Monde.

 

Au final, ce fut un grande et belle soirée.  J’avoue avoir fait, grâce à Marcel Bolle de Bal, quelques pas de plus sur mon chemin.  L’athéisme tel qu’il le définit me convient, peut-être parce qu’il propose un voie du milieu entre les éructations de Onfray et la gentillesse un peu fade de Comte-Sponville.

 

« Au-delà de Dieu : Profession de foi d’un athée lucide et serein » à la Cale-Sèche

 

 

 

« La Franc-Maçonnerie, porte du devenir » à la Cale-Sèche

 

 

 

 

 

 

 
 
par Stéphane
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Mercredi 23 avril 2008

La Galerie Ravenstein

 

Tous les matins (enfin, quatre jours par semaine), je prends le train pour me rendre à mon boulot (Hey ho !  Hey ho !), à Bruxelles.  Je descends à la Gare Centrale et me fais ma petite promenade matinale.  Je passe par trois endroits particuliers, la Galerie Ravenstein, le Palais des Beaux-Arts et le Parc Royal.  Aujourd’hui, je vais vous parler de la première.

 

La Galerie Ravenstein a fêté son cinquantième anniversaire il y à quelques semaines et cette dame respectable a bel aspect depuis sa rénovation.  Mais n’allons pas trop vite.

 

La Galerie Ravenstein joint la Rue Cantersteen à la Rue Ravenstein.  Il y a encore quelques années, les commerces étaient surtout des cafés et tavernes, fréquentés par les fonctionnaires et les employés de banque des environs.  Autant dire que le 2 janvier, fête des fonctionnaires, il fallait slalomer entre les rombiers à la limite du coma éthylique.  Depuis, une bonne partie de ces établissements a été remplacée par des boutiques de vêtements et trois grandes et belles librairies.  Mais venons-en au fait.

 

Le porche immense, précédé de deux magnifiques colonnes, est décoré d’une voûte étoilée.  Sur les côtés, on trouve les quatre éléments.  Il paraît que les architectes, Alexis et Philippe Dumont, également auteurs de l’édifice voisin érigé pour la compagnie Shell, ainsi que le peintre, A.J. Baltus, étaient Maçons (du moins, c’est ce que l’on m’a dit)… 

 

 


Le porche se poursuit par une galerie marchande de style International.  Elle semble prolonger la tradition des grands passages couverts si caractéristiques au XIXe siècle.  Comme eux, elle a reçu un éclairage zénithal qui se manifeste par une voûte surbaissée en béton et briques de verre.


La Galerie débouche sur l’Atrium, éclairé lui par une impressionnante coupole en béton incrustée de centaines de briques de verre placées en cercles concentriques.  Cet Atrium a une acoustique très particulière rappelant la Whispering Gallery de la cathédrale Saint-Paul de Londres.  Les escaliers qui flanquent les deux côtés de l’Atrium nous mènent à la Rue Ravenstein, rachetant ainsi le dénivelé de plus de dix mètres entre les deux rues.

 

 

A la sortie, en face du Palais des Beaux-Arts, une autre peinture sur la voûte (du même peintre ?), représentant Apollon et sa lyre.

Si vous avez l’occasion de passer par là, n’hésitez pas à la traverser, cela en vaut la peine.

par Stéphane
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Lundi 21 avril 2008

J’ai fait, hier, une balade à vélo dans les rues de ma petite ville.  J’y ai trouvé plein de symboles « maçonniques ».  Je mets des guillemets car si certains sont vraiment maçonniques, d’autres sont un rappel de l’activité principale traditionnelle de la région, l’extraction de la pierre bleue.  La météo étant (presque) de la partie, j’ai fait quelques jolies photos.  Je vous montrerai tout cela dans les prochains jours.

 

Sinon, l’article d’aujourd’hui est le centième.  C’est un cap important puisque la décision d’abandonner la publication quotidienne pour deux ou trois fois par semaine, dont je vous faisais part il y a peu, prend cours dès aujourd’hui.

 

Merci de votre visite et à très bientôt !

par Stéphane
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Dimanche 20 avril 2008

Pour rappel, un stoemp est un mélange, à parts égales chez moi, d’un légume et de pommes de terre.  Ce plat est un plat que j’adore : je pourrais en manger des assiettes entières et en redemander.

 

Les ingrédients

·        des poireaux (si possible bio, ils ont plus de goût)

·        le même poids en pommes de terre épluchées

·        un œuf cuit dur par personne

·        sel, poivre, muscade

·        du beurre

 

La recette

Je nettoie convenablement les poireaux et je les débite en rondelles relativement fine (ça, c’est au goût de chacun).  J’utilise tout le poireau, blanc et vert.

 

Je fais fondre les poireaux découpés dans ma poêle-four, avec du beurre.  Je sale et poivre légèrement.

 

Je fais cuire les pommes de terre.

 

Une fois les poireaux et les pommes de terre cuits, je mets le tout dans une grande casserole et je passe le presse purée.  Je rajoute éventuellement du beurre et rectifie l’assaisonnement.  Je rajoute les œufs durs coupés en petits morceaux et mélange bien le tout.

 

C’est très bon aussi avec des œufs pochés*** simplement posés au sommet du stoemp.

 

Vous pouvez également servir ce stoemp avec une bonne saucisse de campagne, une côtelette de porc bien cuite ou une tranche de lard.

 

***  Pour faire des œufs pochés, faites bouillir de l’eau vinaigrée (le vinaigre va « extraire » l’albumine), et cassez-y l’œuf.  Avec une écumoire, faites une « poche » avec le blanc (c’est un tour de main qui vient très vite).  Egouttez et servez.

 

Et comme le disait Uncle Ben : « Bon appétit, mes amis ! ».


P.S.  Ceci est la dernière recette « personnelle ».  Bien-sûr, j’ai également quelques recette classiques mais peu intéressantes pour ce blog puisqu’exécutées « frome the book ».

par Stéphane
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